Histoires et ballades du KITTY OUAN
Que dire de la soirée de Vannes.
Tout le monde était fatigué de la journée et la réception "basque" fut "décevante".
Eh oui les rameurs basques étaient invités et la journée a du être rude. Mais bon, le golf de Gascogne n'est pas réputé pour être une mer d'huile et ce sont de rudes gaillards. De plus, ils avaient signé.

Une fois le Kitty-ouan' à peu près rangé et préparé pour la nuit, nous nous sommes un peu balladés et nous avons enfin pu découvrir la flotille n°3 dans son ensemble .

L'ensemble des embarcations avait été réparti tout autour du bassin du port, quasiment de l'écluse à la porte fortifiée de Vannes où trônait un thonier noir et blanc, le "Corbeau des mers' (deuxième nom du cormoran). Ce "Corbeau des mers" qui avait mené les hommes de l'ile de sein au Général de Gaulle après son appel du 18 juin. Ces hommes qui ont repésenté le tiers des effectifs de l'armée naissante de la France qui continuait le combat...
Là on devrait entendre la marseillaise ....

Les grands voiliers semblent avoir été dispatchés dans les différents ports en fête, à titre d'attraction. Nous avons eu droit au galion portugais qui assurait les visites jusqu'à 21 h.

Donc la flottille susnommée n°3, qui s'aligne le long des quais,

est plutôt hétéroclite, entre les vauriens de 90 kg et mon kitty-ouan" d'une tonne et quelques. A part les Ebihen on y trouve un Loctudy qui a à peu près le même look que mon Pirmil et une foultitude de Skellig 2 du chantier PLASMOR. Le reste, ce sont les voiles avirons aussi dériveurs que variés.

Dommage, les autres nous ne les verrons que sur l'eau et de loin.
Donc le soir c'était dîner basque et pour dîner ce soir, il fallait d'abord faire la queue pour récupérer notre ticket, à l'entrée de la tente basque qui n'avait de "basque", que quatre ou cinq tableaux de déco "basque" et une vague odeur de cuisine pimentée, donc "basque".

La queue s'étalait sur 50 metres à l'entrée de la toile tendue et la foule des touristes non "semainiers" tirant les enfants par la laisse et les chiens par les oreilles ( à moins que ce ne soit l'inverse) s'accumulaient autour des vareuses fatiguées à l'entrée de ce goulet bruyant.

Un band orchestra meuglait derrière une ouverture de la tente sur le port et tout le monde s'époumonait à raconter qui son dessalage, qui sa pointe de vitesse ou qui encore sa galère à se garer pour venir déguster un repas "basque" hors de prix...
Pour les "semainiers", le ticket donnait droit à une "goulach basquaise", un jus de pomme ou un verre de vin, un fromage et un gateau que je n'ai pas reconnu....la viande non plus d'ailleurs. L'ambiance semblait plus triste dedans que dehors avec le soleil qui déclinait sur le port.

Bon! Faut reconnaître que le ticket d'inscription était plutôt raisonnable et c'est l'intention qui compte.
Bref avec mon breton et mon normand on l'avait malgré tout, un peu sec au pays de la crêpe et du cidre. Autant vous dire que ce ne fut pas une soirée mémorable. Nous n'avions pas forcément envie de ce "melting pot" imposé après une journée comme celle-là.
Patrice nous quitta rapidement dans cette insatisfaction pour rejoindre en car, Larmor Baden et son village de tente, à une heure de route.
Avec Yves, le Breton, nous sommes allés passer la porte fortifiée de Vannes, en manque de convivialité, de qualité gustative et de calories à la recherche d'une satisfaction nécessaire et suffisante de nos papilles après une journée de mer. Cette première journée de mer du Kitty-ouan que nous devions fêter.
La première crêperie, au détour de la première rue pavée, nous est apparue cent fois plus accueillante et conviviale. Malgré le faible gradiant d'alcool du cidre, il a fait bon se remémorer cette journée.
Nous avons bu du cidre et mangé des crêpes, Patrice a pu prendre une douche bien chaude , nous dormirons une heure de plus demain matin; 2 à 1 avant d'aller se coucher.
La nuit tombe sur Vannes et les rares équipages qui dorment dans les bateaux se dispersent en chuchotant sur le ponton. Il était 22 h ... à 30 nous étions endormis avec de belles images dans la tête.
FIN : article suivant :
"Vannes-Logeo et retour à SENE, les bénévoles, on en raffole!"